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Faut-il exclure les donneurs parasités ?

.:: Auteurs : Mulumba MP*, Muhindo MH.*

Résumé

En matière de sécurité transfusionnelle, les porteurs des virus (VIH, virus des hépatites, etc.) sont exclus de façon absolue. Toutes les ressources techniques les plus avancées doivent être réalisées pour les détecter. Concernant les porteurs des autres parasites pour lesquels existe un traitement curatif (Plasmodium, Trypanosomes, etc.), la contre indication est relative dans les zones endémiques. Par contre dans les zones non endémiques, le retour de voyage d’une zone où sévit de façon endémique ou épidémique un pathogène dont la capacité de transmission par voie sanguine est avérée, sera un critère d’exclusion temporaire ou définitive. En zone tropicale où sévissent des maladies endémiques, il est difficile de sélectionner les donneurs sains à cause de la disponibilité des moyens diagnostiques. Certains procédés sont disponibles pour sécuriser l’acte transfusionnel. Pour mémoire, Trypanosoma gambiense garde son infectivité dans la poche de sang pendant 48 heures, délai au delà duquel le sang peut être transfusé en toute innocuité;  rypanosoma cruzi est neutralisé par l’adjonction du violet de Gentiane à la poche de sang. Il est également recommandé de déleucocyter le sang pour éviter la transmission d’agents infectieux vectorisés par les leucocytes, tel que le Leishmania. D’autres méthodes physiques et chimiques sont disponibles. La menace que représentent les parasites dans la pratique transfusionnelle est réelle et doit être prise en compte.
Mots-clé : Sécurité transfusionnelle, donneurs de sang, parasites.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

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