Mboloko E1, Muhindo M1, Ingala A1, Nzau NE1, Lokengo LD1, Bikuelo B1, Kapend MMM², Mboloko M1.


Corresponding author
Justin Mboloko Esimo, MD, PhD
Department of Obstetrics and Gynaecology University Clinic of Kinshasa 763 Kinshasa XI
Courriel: jmboloko@yahoo.fr

1 Cliniques universitaires de Kinshasa
2 Clinique Ngaliema/ Kinshasa

Objectif. Déterminer les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des patientes infertiles avec léiomyomes utérins (LMU) dans 2 institutions sanitaires de Kinshasa. Méthodes. C’est une étude transversale sur les LMU chez les patientes infertiles aux Cliniques universitaires de Kinshasa et au Centre Médical Edith sur une période de 12 ans. Elles étaient réparties en deux groupes selon qu’elles étaient (les cas) ou non (contrôles) porteuses des LMU. Les caractéristiques sociodémographiques et cliniques étaient ont été comparées entre les deux groupes, à l’aide des tests t de Student, le χ² ou la régression logistique, selon le cas, avec la signification fixé à p<0.05. Résultats. Sur 2631 patientes, 775 (29,4%) avaient des LMU. Cette fréquence avait augmenté avec l’âge : 5,6% à moins de 26 ans ; à 42,1% au-delà de 35 ans. La parité moyenne était faible chez les cas. Le risque de trouver des LMU était 6 et 12 fois plus élevé, entre 26 à 35 ans et au-delà de 35 ans respectivement, par rapport aux moins de 26 ans. Après ajustement, ce risque était monté à 9 et 27 fois respectivement. La durée moyenne d’infertilité était plus longue (p< 0.0001) chez les cas (5,0± 3.9 ans) que chez les témoins (4,2 ± 3,4 ans). Le risque d’avoir les LMU était double chez les nullipares comparées aux multipares. Conclusion. Le LMU touche 1 femme sur trois parmi les infertiles. L’âge demeure le principal facteur de risque des LMU et la parité apparaît comme un facteur protecteur.

Mots-clés : Léiomyome utérin, infertilité, Age, Kinshasa

Historique de l’article

Reçu le 6 juin 2017 ; Accepté le 2 septembre 2017

Objective. Assessment of epidemiological and clinical characteristics of patients with Uterine Leiomyoma (ULM) in an infertile population from 2 medical institutions in Kinshasa. Methods. A cross-sectional study on ULM in infertile patients, seeking care from January 1st, 2001 to December 31st, 2012 in the Teaching Hospital (University clinic of Kinshasa) and a private clinic (Centre Medical Edith). Two groups were compared: the 1st of patients with ULM (case group) and the second of patients without the disease (control group). Socio-demographic and clinical characteristics were recorded. Student t, χ², and logistic regression tests were used for analysis as appropriate. A p value ≤ 0.05 was considered significant. Results. Out of the 2631 infertile patients, 775 (29.4%) had ULM. The prevalence increased with age: 5.6% below 26 to 42.1% above 35 years. The average parity was lower in the case group, where the nulliparous were predominant. The risk of having ULM was 6 and 12 times higher in patients of 26-35 years age group and above 35, respectively in comparison with those aged under 26 years. Adjusted to other predictors, the risk increased to 9 and 27 times respectively. The average duration of infertility was longer in case group. Compared to multiparous, nulliparous had twice the risk of having a ULM (OR: 1.55 (1.1 – 2.2). Conclusion. ULM was present in a third of infertile patients. The age stands as the main risk factor of ULM and the parity seems to be protective.

Key-words: Uterine leiomyoma, infertility, age, Kinshasa

Article information

Received: June 6th 2017 Accepted: September 2nd 2017

 

 

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