Survie et prédicteurs de la mortalité des plaies craniocérébrales prises en charge aux Cliniques Universitaires de Kinshasa : une étude analytique de suivi historique / Survival and predictors of mortality in patients with traumatic brain injuries treated at the Kinshasa University Hospital: an analytical study of historical follow-up
Auteur correspondent
Dieudonné Kwinana Mwangala, MD
Courriel : dieudonnemwangala@gmail.com
Tel+243973064023, +243810554335
Neurochirurgie, Cliniques Universitaires de Kinshasa, Faculté de Médecine, Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo
Context & objective. Craniocerebral penetrating wounds (CCPW) in sub-Saharan Africa are relatively poorly documented. The aim of the present study was to describe the clinical and therapeutic aspects and the outcome of patients with CCPW. Methods. This was a historical follow-up of CCPW cases treated between January 2020 and December 2024 at the Kinshasa University Hospital, Democratic Republic of Congo (DRC). The variables of interest included clinical, CT scan, and therapeutic data, as well as vital outcomes. Survival was described using the Kaplan-Meier method, while multivariate Cox regression was used to identify predictors of mortality. Results. Of the 530 collected cases, 330 had a diagnosis of CCPW (86% male, median age 27), representing a hospital relative frequency of 62.3%. Road traffic accidents were the main cause (61%), followed by assaults (32%). Only 3.6% of cases were admitted within 6 hours of the trauma. Overall survival at 10 days and 45 days was 98.1% and 68.1% respectively. Conclusion. CCPW is very common and predominantly affect men. The road traffic accidents are the main cause. The management is medico-surgical and must sometimes address long-term disabling sequelae.
Keywords: therapeutic approach, craniocerebral injuries, predictors, survival
Received February 2, 2026
Accepted May 3, 2026
Contexte & objectif. Les plaies craniocérébrales (PCC) en Afrique subsaharienne sont relativement très peu documentées. La présente étude avait pour objectif de décrire les aspects cliniques, thérapeutiques et l’issue vitale des patients présentant une PCC. Méthodes. Il s’agissait d’un suivi historique des cas de PCC pris en charge, entre janvier 2020 et décembre 2024, aux Cliniques Universitaires de Kinshasa. Les variables d’intérêt englobaient les données cliniques, scanographiques, thérapeutiques et l’issue vitale. La survie a été décrite selon la méthode de Kaplan-Meier tandis que la régression multivariée de Cox a recherché les prédicteurs de la mortalité.
Résultats. Des 530 dossiers colligés, 330 portaient le diagnostic des PCC (sexe masculin 86%, âge médian 27 ans), soit une fréquence hospitalière relative de 62,3%. Les accidents de la voie publique (AVP) constituaient la principale étiologie (61%), suivis des agressions (32%). Seuls 3,6% des cas ont été admis dans les 6 heures du traumatisme. La survie globale à 10 j et 45 j était respectivement de 98,1% et 68,1%. Conclusion. Les PCC sont très fréquentes avec une prépondérance masculine. Les AVP sont la principale cause. La PEC est médico-chirurgicale et doit parfois gérer le problème des séquelles invalidantes à long terme.
Mots-clés : attitude thérapeutique, plaies craniocérébrales, prédicteurs, survie
Reçu le 7 février 2026
Accepté le 3 mai 2026
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