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Détection des mutations du gène de Glucose-6-Phosphatase incriminées dans la glycogénose de type 1 chez les enfants porteurs des troubles neurocomportementaux à Kinshasa, République Démocratique du Congo Detection of Glucose-6-Phosphatase gene mutations involved in glycogen storage disease in children with neurobehavioral disorders in Kinshasa, Democratic Republic of Congo

Auteurs

Laurent Kinkembo Mangyanda1, Célestin Ndosimau Nsibu1, Charles Bifu1, Rosette Matondo1, Stéphanie Mbambi1.

Appartenances

1 Pédiatrie, Cliniques universitaires Kinshasa

Correspondance

Courriel : lkmangyanda@gmail.com

SummaryRésumé

Context and objectives. Type 1 glycogen storage disease (GSD1) is due to deficiency in G6Pase, consecutive to mutations in the coding gene. Clinical feature is linked to recurrent episodes of short fasting hypoglycemia, sometimes unnoticed  resulting in brain damage. The genes mutations were suggested by the observation of frequent neurobehavioural abnormalities in children with  clinico-biological signs of the GSD1. Methods.The analytical study was conducted in some specialized institutions of Kinshasa,among 125 children of both sexes, aged less than or equal to 19 years with neither  history of infectious meningoencephalitis nor head trauma or tumor,with clinical feature suggestive of GSD1. Out of them, 41 children with at least two clinico-biological signs underwent PCR DNA analysis for the detection of the mutations on the gene of G6Pase. The Wilcoxon-Mann Whitney test helped to compare the observed mutations, with a significant P value < 0.05. Results.  The following mutations have been detected: c.1074+23T>C (63.4%), c.432G>A (26.8%), c.558G>T (14.6%), c.1074+3G>A (12.2%), c.230+3A>G and c.562+10G>A (9.7%), showing association with at least  two signs: c.562+10G>A, c.558G>T, c.230+3A>G, c.1074+3G>A (p <0.012) and c.432G>A (p = 0,022). The predictive values of some signs to detect the mutations were for: hepatomegaly-hypoglycemia-hyperlactacidemia triad [RR :3.50 (IC 95%, 2.16 – 5.67); p <0/0205; VPR+ :0.76; VPR -: 0.76]; cognitive delay [OR=2.87 (IC95%, 1.5-8.09;), p <0.0421; VPR+: 0.37; VPR -: 0.86] and short intervals meals [0R=1.27 (IC95%, 1.23-2.22) p <0.008; VPR+: 0.09; VPR -: 0.70]. Conclusion. The study shows six mutations on the G6Pase gene associated with the GSD1. Trios genomis survey is needed, to determine their “novo” character or not and to highlight related  epigenetics factors responsible for there deleterious character.

Keywords: G-6-P mutation, neurobehavioral abnormalities, Children

Received: November 29th, 2019

Accepted: October 17th, 2020

Contexte et objectifs. La glycogénose de type 1 (GSD1) est due au déficit de Glucose-6-Phosphatase (G6Pase), consécutif aux mutations sur le gène codant. Elle se manifeste par des épisodes répétés d’hypoglycémie de jeûne court, crises qui passent parfois inaperçues entraînant des troubles neurologiques. Des mutations de ce gène ont été recherchées chez les enfants avec troubles neurocomportementaux porteurs des signes clinico-biologiques suggestifs de la GSD1. Méthodes. Une étude descriptive et analytique a été conduite dans quelques institutions spécialisées de Kinshasa où 125 enfants de deux sexes, âgés de moins ou égale à 19 ans sans antécédents de méningo-encéphalite infectieuse (bactérienne, parasitaire) ni de traumatisme crânien ou tumoral, porteurs d’au moins un signe suggestif de GSD1 ont été examinés de juillet 2016 à mai 2018. Parmi eux, 41 porteurs d’au moins deux signes clinico-biologiques ont été inclus pour la détection des mutations sur le gène de G6Pase grâce à l’amplification des séquences codantes par PCR à partir de leur ADN extrait. Une comparaison des mutations obtenues a été faite grâce au Test de Wilcoxon-Mann Whitney avec un seuil de significativité de p < 0,05. Résultats. Les mutations suivantes ont été détectées : c.1074+23T>C (63,4 %), c.432G>A (26,8%), c.558G>T (14,6%), c.1074+3G>A (12,2%), c.230+3A>G et c.562+10G>A (9,7%). Des associations ont été retrouvées entre ces mutations et la présence d’au moins deux signes : c.562+10G>A, c.558G>T, c.230+3A>G, c.1074+3G>A (p<0,012) et c.432G>A (p= 0,022). La prédictibilité de certains signes à retrouver les mutations a été pour : triade hépatomégalie-hypoglycémie-hyperlactacidémie [OR :3,50 (IC 95%, 2,16- 5,67) ; p < 0,0205 ; VPR+ :0,76 ; VPR- : 0,76] ; retard cognitif [OR=2,87 (IC95%, 1,5-8,09 ;), p< 0,0421 ; VPR+ : 0,37 ; VPR- : 0,86] et repas à intervalles courts [OR=1,27 (IC95%, 1,23-2,22) p< 0,008 ; VPR+ : 0,09 ; VPR- : 0,70]. Conclusion. Quoique non délétères chez les Caucasiens et Magrébins, six mutations sur le gène de G6Pase ont été détectées et des associations entre elles et la GSD1 retrouvées. Elles doivent être scrutées à travers une étude génomique « trios » et extensive pour déterminer leur caractère « de novo » ou non et rechercher des facteurs épigénétiques qui les auraient rendues délétères.

Mots-clés : Glycogénose de type 1, Troubles neurocomportementaux, Mutations, Manifestations clinico-biologiques, Glucose-6-Phosphatase, Enfants

Reçu le 29 novembre 2019

Accepté le 17 octobre 2020

5-Detection-des-mutations-du-gene-de-Glucose-6-Phosphatase-incriminees-dans-la-glycogenose.pdf (26 téléchargements)

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