Moba JN1, Mokassa LB1, Mashinda DK².

1 Département de Chirurgie, CUK
2 Ecole de Santé Publique, UNIKIN

Correspondance

Joachim Moba Ndongila
Courriel: joachimndongila@yahoo.fr


Objective. To analyze the impact of road traffic accidents (RTA) on humans, vehicles and to identify the dangerous road sections in Kinshasa.

Methods. A retrospective study including institutions managing road safety and tertiary hospitals was in Kinshasa from January to December 2004. The parameters of interests were the following: date, time and place of accident, age and gender of victims, sites of injury, nature and complexity of injury, identification of accident source and etiology, victim’s transfer and management. SPSS 5.0 Software, chi-square test and Pearson Student were used to analyze data.

Results. 2882 vehicles were involved in road accidents, affecting 5340 victims among whom 1452 were hospitalized. The time onset of the occurrence of car accident was between 12 and 15 pm, particularly in the month of March. The majority of victims were male (66.5%) under the age 45 years with the 26-30 year group the most affected (13.9%). Polytraumatism was found in 7.9% of cases. Limb lesions occurred in more than half of the victims (55.4%). Severe trauma was found in 64.3% of accident victims and constituted the main reason of admission. Speeding was the most frequent offence the road traffic safety. Deaths accounted for 5.4% and 19.3% of vehicles had serious damage. Transfer of the accident victims to the hospitals was often late and occurred through unsafe and non-medical transportation.

Conclusion. The RTA remains a real public health problem in Kinshasa. Promotion of preventive measures is essential in developing countries such as the DRC to reduce consequences of this phenomenon as well on human victims than on vehicles.

Keywords: accident, road traffic, human impact, management, Kinshasa

Article information

Received date: 24 May 2015

Accepted date: 20 September 2016

Contexte. Les Accidents du trafic routier sont fréquents à Kinshasa faute de règlementation rigoureuse de la circulation et d’information suffisante des usagers.

Objectif. Décrire les circonstances de survenue, le bilan lésionnel des accidentés, et la gestion de ces accidents dans la ville.

Méthodes. Analyse des données d’une enquête documentaire portant sur l’année 2014 émanant des institutions en charge de la sécurité routière et des Hôpitaux de Kinshasa.

Résultats. Le nombre d’accidentés hospitalisés était de 1452 sujets/ 5340 victimes (27,1%), 2882 véhicules ont été impliqués. L’intervalle de temps entre 12 h et 15 h et le mois de mars ont été plus meurtriers. Les victimes de sexe masculin étaient plus nombreux (66,5%), âgées de moins de 45 ans ; et surtout d’âge compris entre 26 et 30 ans (13,9%). Les polytraumatismes représentaient 7,9%, les lésions siégeant aux membres prédominaient (55,4%), et les blessures graves (64,3%) étaient les principaux motifs d’admission. L’excès de vitesse était la première contravention routière. Le taux de décès était de 5,4% et 19,3% de véhicules portaient des graves dégâts. La référence hospitalière était généralement tardive et par moyen de transport non médicalisé.

Conclusion. Les ATR sont fréquents à Kinshasa et exigent des mesures de prévention efficaces et ciblées en vue d’en infléchir la morbimortalité.

Mots clés : Accident, complications, trafic routier, prise en charge, Kinshasa

Historique de l’article

Reçu le 24 mai 2015

Accepté le 2 septembre 2016

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