Dix-sept épidémies d’Ebola : quelles leçons la RDC a-t-elle réellement tirées ?
Doudou Batumbo Boloweti 1,2 , Taddy Ngoie Divita 2 , Bien-Aimé Mandja Makasa 1,2
Auteur correspondant
Courriel : drbatumbo@gmail.com
Received August 6, 2026
Accepted August 15, 2026
https://dx.doi.org/10.4314/aamed.v19i4.1
Ebola virus disease is a severe zoonotic disease caused by viruses of the Filoviridae family and the genus Orthoebolavirus. To date, six species of Orthoebolavirus are known. Only three of these have been responsible for epidemic outbreaks: Orthoebolavirus zairense (Zaire ebolavirus), Orthoebolavirus sudanense (Sudan ebolavirus), and Orthoebolavirus bundibugyoense (Bundibugyo ebolavirus). This disease affects humans and certain non-human primates and is transmitted through direct contact with the blood or other bodily fluids of an infected person or animal. Its average case fatality rate is approximately 60%, but can vary widely depending on the strain (1-2). The disease was first identified in 1976 during two simultaneous outbreaks in Sudan and the Democratic Republic of the Congo (DRC). The largest epidemic struck West Africa between 2014 and 2016, primarily affecting Guinea, Liberia, and Sierra Leone, with more than 28,600 people infected and 11,000 deaths (3). Since the discovery of this disease, successive outbreaks have resulted in thousands of cases of infection and deaths in the DRC. However, the impact of Ebola virus disease (EVD) in the DRC to date extends far beyond direct mortality and constitutes a multidimensional socio-economic shock. Outbreaks exacerbate poverty, household vulnerability, and the isolation of certain communities. Fear, stigmatization, deaths, and mobility restrictions have reduced productive activities and trade.
La maladie à virus Ebola est une maladie zoonotique grave causée par des virus de la famille des filoviridae et du genre Orthoebolavirus. A ce jour, six espèces d’Orthoebolavirus sont connues. Seules trois d’entre elles ont été responsables de flambées épidémiques : Orthoebolavirus zairense ou Zaïre ebolavirus, Orthoebolavirus sudanense ou Soudan ebolavirus et Orthoebolavirus bundibugyoense ou Bundibugyo ebolavirus. Cette maladie touche l’être humain et certains primates non humains et se transmet par contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne ou d’un animal infecté. Sa létalité moyenne est d’environ 60 %, mais peut varier largement en fonction de la souche (1-2). La maladie a été découverte en 1976 lors de deux flambées simultanées au Soudan et en République démocratique du Congo (RDC). La plus grande épidémie avait touché l’Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016, principalement la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, avec plus de 28 600 personnes infectées et 11 000 décès (3). Depuis la découverte de cette maladie, les flambées successives ont entraîné des milliers de cas de contamination et de décès en RDC. Toutefois, l’impact de la MVE en RDC à ce jour dépasse largement la mortalité directe et constitue un choc socio-économique multidimensionnel. Les épidémies accentuent la pauvreté, la vulnérabilité des ménages et l’isolement de certaines communautés.
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