La frontière négligée : pourquoi l’examen ophtalmologique doit être au centre de la préparation et de la réponse aux futures épidémies virales
Jean-Claude Mwanza, 1,2 Joseph-Theodore Kelekele 2
Auteur correspondant
Courriel : jean-claude_mwanza@med.unc.edu
Received June 12, 2026
Accepted August 14, 2026
https://dx.doi.org/10.4314/aamed.v19i4.2
Congo Introduction The eyes have long been celebrated as windows to the soul, but in the context of emerging infectious diseases, they may prove to be something far more consequential: windows to the virus. Despite decades of evidence linking ocular manifestations to some of the most dangerous pathogen’s humanity has faced, the eyes remain a peripheral concern in outbreak response protocols. They are evaluated last, funded least, and understood poorly. This is not simply an academic oversight. It is a gap in preparedness that delays diagnoses and increases the risk of visual impairment and blindness in the aftermath of epidemics that we congratulate ourselves for having survived. The case for repositioning ocular assessment at the center of viral outbreak medicine is not built on a single dramatic finding. It is built on an accumulating, cross-pathogen body of evidence that spans continents, disease families, and decades, evidence that the global health community has repeatedly acknowledged and repeatedly failed to act upon. The Ebola Precedent: A Lesson Learned Too Slowly The West African Ebola epidemic of 2014-2016 offered one of the most striking demonstrations of ocular viral persistence ever documented. While the world attention focused on the acute hemorrhagic phase of the disease, survivors were quietly losing their vision to a complication that the initial emergency response had not anticipated and was wholly unprepared to address.
Congo Introduction Les yeux sont depuis longtemps considérés comme le miroir de l’âme, mais dans le contexte des maladies infectieuses émergentes, ils pourraient s’avérer être bien plus que cela : le miroir du virus. Malgré des décennies de données établissant un lien entre les manifestations oculaires et certains des agents pathogènes les plus dangereux auxquels l’humanité ait été confrontée, l’évaluation des yeux reste une préoccupation secondaire dans les protocoles d’intervention en cas d’épidémie. Ils sont examinés en dernier, bénéficient du moins de financement et sont mal compris. Il ne s’agit pas simplement d’un oubli académique. C’est une lacune qui retarde les diagnostics et augmente le risque de baisse de vision et parfois cécité après les épidémies dont nous nous félicitons d’avoir survécu. Les arguments en faveur d’un repositionnement de l’examen ophtalmologique au cœur de la médecine des épidémies virales ne reposent pas sur une seule découverte spectaculaire. Ils s’appuient sur un ensemble croissant de données sur différents agents pathogènes, qui s’étend sur plusieurs continents, plusieurs groupes de maladies et plusieurs décennies, des données que les autorités sanitaires mondiales ont reconnues à maintes reprises, mais sur lesquelles elles ont systématiquement omis d’agir.
02_AAM_2026_Editorial_Examen_ophtalmologique_epidemies.pdf (un téléchargement )
Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution 4.0.
