Sumaili EK, MD, Ph D*

Auteur correspondant (*)
Professeur aux Cliniques Universités de Kinshasa, Faculté de Médecine, BP 123 Kin XI, Université de Kinshasa
(E-mail : sumailiernest2015@gmail.com/ernest.sumaili@unikin.ac.cd)

Contexte et objectifs.

L‟avènement du libre accès aux résultats de la recherche sur Internet (Open Access) s‟est malheureusement accompagné de la création de pseudo-revues scientifiques par des maisons d‟éditions prédatrices ou pirates, dans un seul but de gagner de l‟argent sans se soucier de promouvoir ni de pérenniser les résultats de la recherche scientifique. L‟objectif de la communication est de décrire les revues pirates et d‟informer les chercheurs sur le danger de publier dans ces revues dangereuses. Méthodes. Analyse documentaire réalisée à l‟aide du moteur de recherche Google, en utilisant les mots clés : revues prédatrices, revues pirates ou encore revue médicale et scientifique (revues francophones) et predatory journals (revues anglophones).
Résultats. Seulement 673 revues francophones parlent des revues pirates contre 14.200 revues anglophones (http://coop-ist.cirad.fr). Il existerait actuellement des milliers des journaux dits pirates listés mais non exhaustifs sur www.scholarlyoa.com/publishers). Dans ces derniers, le processus de l‟éditorial, la gestion financière et le fonctionnement sont opaques, sans rigueur scientifique et ne répondent pas aux lignes directrices éthiques et professionnelles de la publication scientifique reconnues telles que COPE (www.publicationsethics.org) ou ICMJE (www.icmje.org). Les éditeurs publient couramment les articles non validés par les pairs (peer reviewer inexistant ou partiel), les articles déjà publiés (plagiat), de la pseudoscience, de faux résultats, et des conditions d‟éthiques inacceptables. Les éditeurs pirates exploitent à leur profit la nécessité pour les chercheurs de publier (pour avoir une promotion ou obtenir des fonds de recherche) et le modèle auteur-payeur de la publication en libre accès. Ils procèdent par l‟envoi des spams aux chercheurs (pour les inciter à rejoindre les revues), leurs délais de publications sont très courts, les articles sont généralement acceptés (sans ou avec un processus de révision superficielle) et les frais de publication sont souvent bas voir négociables. Le titre de revue est généraliste, ou large ou identique ou très proche de ceux de revues sérieuses ou mentionnant un lien trompeur (European, American, Canadian etc.). L‟éditeur a un large panel de revues dont certaines restent vides ou ne comportent qu‟un ou deux articles par numéro. Le comité de rédacteurs est souvent composé des membres non spécialistes du thème de la revue, ou non experts, ou ne publient pas, un faux ou des identités usurpées ou n‟ayant jamais publié dans la revue ou ailleurs. Les informations d‟adresses de la revue et de contacts sont soient inexistantes, insuffisantes ou invérifiables. Enfin, le nom de la maison d‟édition est trompeur, avec des mots tels que Center, Institute, Association, Network faisant croire à des maisons alors qu‟elle n‟a aucune activité visible sur le web. Conclusion. Les revues pirates sont une réalité (beaucoup de chercheurs dont ceux de la RDC ont déjà publié dans ces revues dont la pérennité est incertaine). Il faut éviter de traiter avec ces éditeurs pirates que ce soit pour soumettre vos manuscrits, pour relire les articles, ou pour être membre du comité de rédaction. Envoyez vos articles dans les revues sérieuses et de qualité, en libre accès ou non ; afin ne pas nuire tout autant à la communauté scientifique en général qu‟à la réputation de votre institution, de votre équipe et de vos partenaires cosignataires des publications. Mots clés : revue pirate, éditeur prédateur, revue médicale et scientifique

Background and objectives.

The event of free access to results of research on the internet (Open access) was unfortunately accompanied by the designing of pseudo-scientific journals by predatory publisher, mainly in order to make money regardless promote or perpetuate the results of scientific research. The Aim of this communication was to describe the predatory journal and to increase awareness of researchers about the pitfall of this dangerous journal. Methods: Literature review using the Google search both in French as well English paper using the following keywords (predatory journals, predatory publishers. Results. Only 673 francophone journals yielded articles regarding predatory publisher versus 14,200 English journals (http://coop-ist.cirad.fr). There are currently, about one thousands pirates or predatory journals listed (not exhaustive) on www.scholarlyoa.com/publishers). In these journals, the process of publishing, financial management and other operations are opaque, without scientific rigor and do not meet the ethical and professional guidelines such as COPE (http:/publicationsethics.org) or ICMJE (www.icmje.org). Editors commonly publish unverified peer items (peer reviewer does not exist or partial), published articles (plagiarism), false results, and unacceptable ethical conditions. Pirate editors take the advantage of the need for researchers to publish (for a promotion or search or funding) and the author pays model for open access publishing. They proceed by sending spam researchers (to encourage them to join the journals), their times delay for publications are very short, articles are usually accepted (without or with partial peer review) and fees of publication are low or negotiable. The title of the journal is general or identical or very similar to those serious journals or mentioning a misleading link (such as European, American, Canadian…). The editor has a wide range of journals, some of which content only one or two articles per issue. Editorial board encompasses non-specialist/expert members of the topic of the journal, who did not publish in the journal or elsewhere. The address information of the journal and contacts do not exist, inadequate or unverifiable. Finally, the name of the publisher is deceptive containing the words such as Center, Institute, Association, and Network which are not visible on the web. Conclusion. Predators or hackers journals are a reality (many researchers including those from DR Congo have already published in these journals), more prevalent, but their sustainability are uncertain. We recommend avoiding dealing with these pirates‟ publishers whether to submit your manuscript, to read articles, or to be member of editorial board. Send your articles in serious journals (such as African Annals of Medicine, New England Journal of Medicine, Plos One…), Open access or not in order to avoid interfering with the scientific community in general and the reputation of your institution, your team and your coauthors partner‟s publications.
Key words: predatory publishers, predatory editor, pirate journals