Kibadi AK

Auteur correspondant Professeur Anatole Kibadi Kapay (MD, PhD) Chirurgien plasticien, Chirurgien de la Main et des Nerfs Périphériques & Microchirurgien E-mail : akibadi@yahoo.fr

La pose de prothèses mammaires est l‟intervention la plus pratiquée dans le monde, avec près d‟1,8 millions de procédures en 2013. A notre connaissance, il n‟existe pas en République Démocratique du Congo (RDC) de travaux publiés sur la pose de prothèses mammaires. L‟objectif principal de cette étude était donc, de faire connaître notre expérience dans la pose de prothèses mammaires, en présentant nos résultats préliminaires, tout en insistant sur les difficultés rencontrées dans les indications et la réalisation de cette opération. C‟est une intervention chirurgicale qui consiste à poser des prothèses mammaires pour augmenter la poitrine. Dans certains cas, cela peut aussi corriger certaines malformations congénitales (absence ou déficits de volume de seins), certaines ptoses mammaires surtout quand la perte de volume est limitée et consécutive à une grossesse ou un amaigrissement. La voie d‟accès est en fonction de différents critères morphologiques : elle peut être aréolaire, axillaire (incision dans l‟aisselle) ou sous-mammaire (le chirurgien incise dans le pli situé sous le sein, la seule solution pour introduire des prothèses en polyuréthane). Ainsi, les cicatrices seront situées dans l‟aisselle, autour de l‟aréole, ou dans le pli sous-mammaire. La prothèse sera placée devant le muscle pectoral ou derrière, c‟est à dire en rétro-musculaire, ou en partie devant et derrière, une décision technique prise en fonction de critères comme la minceur ou la qualité de la peau.

L‟auteur illustre son expérience locale et personnelle dans les indications et le choix des prothèses (la silhouette de la patiente, le buste, la taille, la forme et le positionnement des seins, la place des aréoles, la forme du thorax), tout en insistant sur les difficultés socioculturelles et parfois religieuses observées dans l‟acceptation de l‟opération, et aussi dans l‟approvisionnement des implants mammaires. Des implants remplis avec un gel de silicone plus ou moins cohésif ont été les plus utilisés dans son expérience car ils donnent un résultat plus naturel. Mais, il faut attendre 3 à 6 mois pour évaluer le résultat définitif, un an pour la cicatrisation. Malgré toutes ces difficultés rencontrées et la pauvreté de la population, la pose de prothèses mammaires pour chirurgie d‟augmentation mammaire est possible en République du Congo avec des résultats satisfaisants. Mots-clés : Chirurgie d‟augmentation mammaire – Pose des implants mammaires – Expérience locale – Kinshasa – République Démocratique du Congo

The laying of breast implants is the most practiced intervention in the world, with nearly 1.8 million procedures in 2013. To our knowledge, there is no Democratic Republic of Congo (DRC) of published works laying breast implants. The main objective of this study was therefore to share our experience in the laying of breast prostheses, presenting our preliminary results, while stressing the difficulties encountered in the indications and the completion of this transaction. This is a surgery that involves asking for breast implants increase the breasts. In some cases, this can also correct certain birth defects (lack or breasts volume deficits), some breast ptosis especially when the volume of loss is limited and secondary to pregnancy or weight loss. The path is based on various morphological criteria: it can be areal, axillary (incision in the armpit) or under the breast (the surgeon incision in the fold beneath the breast, the only way to introduce prostheses polyurethane). Thus, the scars will be located in the armpit, around the areola or in the inframammary fold. The prosthesis will be placed in front or behind the pectoral muscle, ie retro-muscular, or partly before and behind, a technical decision based on criteria such as slimming or skin quality.

The author illustrates his local and personal experience in the indications and choice of prosthesis (the silhouette of the patient, the bust, the size, shape and positioning of the breasts, instead of the areola, the shape of the chest), while emphasizing sociocultural difficulties and sometimes religious observed in the acceptance of the operation, and also in the supply of breast implants. Implants filled with silicone gel more or less cohesive were the most used in his experiment as they give a more natural result. But, it takes 3 to 6 months to assess the final outcome, a year for healing. Despite all these difficulties and poverty of the population, the laying of breast implants for breast augmentation surgery is possible in the Republic of Congo with satisfactory results.
Keywords: Breast augmentation surgery – Installation of implants – Local experience – Kinshasa – Democratic Republic of Congo