Journée internationale de la Femme

Natacha NZEY Kilapi, Etudiante 3e Doctorat/BIOMED

Présidente Comité d’Organisation


Allocution de circonstance de la Présidente du Comité d’Organisation


Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la Paix


Monsieur le Recteur de l’Université de Kinshasa,

Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine,

Madame la Doyenne de la Faculté de Droit,

Monsieur le Coordonnateur de la Dynamique Umoja,

Messieurs les Professeurs,

Messieurs et Mesdames les Docteurs et Médecins,

Camarades étudiantes, camarades étudiants,

Distingués invités, en vos qualités et titre respectifs,

Le 11ème jour du mois de mars, se veut être une occasion, pour les filles étudiantes de 2e et de 3e Doctorat Biomédicale de l’Université de Kinshasa, d’unir leurs intelligences et leurs efforts, pour célébrer la Femme, en ce mois que l’humanité entière lui dédie.

Axé sur le thème « Femme déploie ton potentiel dans le combat pour le Genre dans la société congolaise », l’activité d’aujourd’hui n’est pas une simple parade ou un fait protocolaire. Loin de là. Les initiatrices sont conscientes que le Congo de demain dépend des bases qu’on aura posées aujourd’hui.

L’on sait que pour réussir une société génrée où l’équilibre des chances est garanti, bien des choses dépendent de la masculinité. C’est ainsi que nous avons associé nos collègues garçons, première cible avec qui nous partageons les préoccupations de la communauté mondiale.

Distingués invités, Camarades étudiantes, camarades étudiants, Quoi de plus opportun que de pousser un SOS à l’endroit de nos petites sœurs, de nos mamans encore inconscientes des droits qui sont les leurs.

Face à l’injustice criante décriée par l’UNIFEM : L’intérêt porté à la femme se cantonne trop souvent à des situations de crise ou de guerre, oubliant au passage leur quotidien.

Or, la pauvreté est inégalement répartie. Les femmes représentent 70% des pauvres du monde. Et l’UNICEF estime que les femmes effectuent 66% du travail mondial, qu’elles produisent 50% de la nourriture mais et mais, ne perçoivent que 10% des revenus et plus grave, 1% des titres de propriété.

De même dans notre société Congolaise, la majorité des femmes vit sous la dépendance presque totale des hommes. Il s’agit là déjà d’une problématique sociétale majeure. Remarquons seulement combien de femmes sont députés, ministres, ingénieurs, professeurs d’université, leaders et même plus bas chef de promotion. Cet état de chose est encouragé par la société ; elle y voit une situation normale, naturelle, établie selon l’ordre Divin et créateur.

Elle-même, la femme, s’en inquiète peu parce qu’il s’agit d’un problème devenu culturel et traditionnel ancré dans son plus profond. Malgré cela, nous saluons les efforts consentis et remarquables réalisés par certaines associations, ONG et même le gouvernement pour éveiller les consciences sur la question.

En effet, la question du GENRE est une question internationale et de grande valeur qui revêt plusieurs aspects dont celui de l’égalité de chances entre l’homme et la femme, et sur lequel nous nous altérons au cours de nos activités.

Pour étoffer la quintessence de notre allocution, quelques orateurs ont été invités et interviendront dans l’ordre établi.

Pour enfin chuter, nous nous référons à cette pensée forte du Docteur et écrivain du Mali, Seydou Badian Kouyaté, nous citons : « L’homme est un animal à deux têtes: – l’une s’appelle la grandeur et l’autre la médiocrité. La grandeur naît dans les sacrifices, dans la douleur.

La médiocrité, quant à elle, pousse sur l’insouciance, sur les facilités, sur les plaisirs. » Fin de citation et…

Je vous remercie.