Les consultations pré anesthésiques aux Cliniques Universitaires de Kinshasa en 2014

Kabango R1, Manzombi J1, Mbombo W1,2, Ahadi G3, Kilembe A1.

1 Cliniques Universitaires de Kinshasa
2 Centre Hospitalier MONKOLE
3 Indépendant


Résumé

Introduction.

La consultation pré anesthésique (CPA) rendue obligatoire par la règlementation française, participe à l‟évaluation et à la préparation préopératoire du patient. C‟est un élément essentiel de la sécurité anesthésique puisque les données recueillies lors de cette consultation permettent de choisir la technique anesthésique et les soins péri opératoires les mieux adaptés à l‟état clinique du patient et à la procédure envisagés (1). L‟intérêt de notre travail était d‟évaluer la pratique des CPA aux cliniques universitaires de Kinshasa. Méthodes. Une étude descriptive, documentaire sur 437 fiches de CPA faites aux cliniques universitaires de Kinshasa pendant une période allant du 1er janvier 2014 au décembre 2014, soit une année. Les variables suivantes ont été étudiées : l‟âge, le sexe, le type de chirurgie, le type d‟anesthésie, la classification ASA.
Résultats. L‟âge moyen était de 38,03 ans pour des extrêmes de 4 jours et 80 ans. Le sexe féminin était prédominant à 67%. La plupart des patients ont été vus pour le compte de la Gynéco-obstétrique (44,4%), la chirurgie viscérale vient en deuxième position(28,8%) et la traumatologie en troisième(11,2%). Dans l‟ensemble, la majorité de nos patients étaient ASA I(49,4%), suivi des ASA II(31,6%) ; les ASA IV n‟ont représenté que 1,1%.Les classes ASA I et II étaient respectivement prédominantes (54,6% ;35,1%) pour la Gynéco-obstétrique ; la classe ASA II prédominante (40%) en ORL ; la classe ASA III prédominante (31,7%) en chirurgie viscérale et la classe ASA IV (3,2%) en chirurgie viscérale aussi. L‟anesthésie générale était la technique la plus décidée (50,6%), suivi de la rachianesthésie (43,7%). Conclusion. Les CPA aux cliniques universitaires de Kinshasa concerne plus l‟adulte de sexe féminin, cela suppose une activité génitale, de ce fait la gynéco-obstétrique est plus pratiquée. Les classes ASA I et II étaient plus représentées, cela suppose que les patients vus en CPA aux cliniques universitaires de Kinshasa avaient en majorité un bon examen clinique. Mots clés : Consultation pré-anesthésique, Cliniques Universitaires de Kinshasa Références (1) Haberer J., consultation pré-anesthésique, encyclopédie médico-chirurgicale, 36-375-A-05 (2) SFAR, recommandations concernant la période pré-anesthésique, 1991, révision 1994
(3) Coulibaly Y., et all, patient en consultation d‟anesthésie :profil épidémio-clinique et risque opératoire, saranf 2012,P 7