Manzambi E1*, Likwela J², Bobanga JJT3, Basilua JP4, Muyembe5, Wat’senga F1


1 Service d’Entomologie médicale, Institut National de Recherche Biomédicale, Po Box 1192, Kinshasa, République Démocratique du Congo

2 Programme National de Lutte contre le Paludisme, République Démocratique du Congo

3 Service de Parasitologie, Faculté de Médecine, Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo

4 Unité de Biologie, Institut Supérieur des Techniques Médicales/Mont Amba, Kinshasa

5 Service de Microbiologie, Faculté de Médecine, Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo

Context. Anopheles gambiae complex (Anopheles gambiae s.l.) is the main malaria vector in Subsaharan Africa. Until 2015, this complex consisted of 7 related species that could only be differentiated by genetic or molecular biology techniques: Anopheles arabiensis, Anopheles bwambae, Anopheles quadriannulatus, A. quadriannulatus B, Anopheles melas, Anopheles merus and Anopheles gambiae ss. In DRC, only Anopheles gambiae ss. has been identified in its 2 molecular forms M and S (Lehmann et al., 2003), which are currently considered as species (Coetzee et al., 2013) under the names Anopheles harmacus (Anopheles gambiae s.s) et Anopheles coluzzii.

Methods. Informations related to the present study have been collected from both unpublished and published documents between 2000 and 2017.

Results

  • Before 2003: Anopheles gambiae complex (Anopheles gambiae s.l.) was the main malaria vector in DRC (Mandiangu, 1974; Coene et al., 1993; Wat’senga et al., 1993);
  • 2003: Identification in Kinshasa region of one out of the 7 members of the Anopheles Gambiae complex: Anopheles gambiae s.s and its 2 molecular forms M and S (Lehmann et al., 2003);
  • 2004-2005: Identification in the DRC of 2 forms M and S of Anopheles gambiae s. These forms are widely distributed and their relative densities are variables from area to area; they are sympatric or not in their distribution area (Wat’senga et al., 2004; 2005; Bobanga et al., 2004);
  • 2007: Confirmation of the malaria transmission capacity of the 2 forms M and S (Wat’senga et al., 2007);
  • 2009-2010: Evidence of the occurrence of resistance of Anopheles gambiae s.s to insecticides mainly pyrethrinoids (deltamethrine and permethrine) in the DRC (Wat’senga et al., 2010);
  • 2012: Identification of the kdr mechanism of resistance of Anopheles gambiae ss. to pyrethrinoids (deltamethrine and permethrine) (Basilua et al., 2012; Bobanga et al., 2013);
  • 2016: Evidence of the positive effect of Piperonyl butoxide – PBO (synergist) on the improvement of efficacy of pyrethrinoids on Anopheles (Wat’senga et al., 2016).

Conclusion. From 2003 to date, the DRC has produced several scientific data about the Anopheles gambiae complex, which is the main malaria vector in this country. These data have helped to gain more insight into the composition of the Anopheles Gambiae complex, its spatial distribution, its relative abundance, its behavior towards humans, animals and insecticides used in public health.

Keywords: Scientific advances, Anopheles gambiae, Malaria, Democratic Republic of Congo

Contexte. Le Complexe Anopheles gambiae (Anopheles gambiae s.l.) est le principal vecteur du paludisme en Afrique au sud du Sahara. Jusqu’en 2015, il était composé des 7 espèces jumelles différentiables seulement par des techniques génétiques ou de biologie moléculaires): Anopheles arabiensis, Anopheles bwambae, Anopheles quadriannulatus A, quadriannulatus B, Anopheles melas, Anopheles merus et Anopheles gambiae s.s. En RDC, seul Anopheles gambiae s.s. avait été identifié avec ses deux formes moléculaires M et S (Lehmann et al., 2003) actuellement élevées au rang des espèces (Coetzee et al., 2013) : Anopheles harmacus (Anopheles gambiae s.s) et Anopheles coluzzii.

Méthodes. Les informations en rapport avec ce thème ont été collectées des documents publiés ou non entre 2000 et 2017.

Résultats.

  • Avant 2003 : Complexe Anopheles gambiae (Anopheles gambiael) était le principal vecteur du paludisme en RDC (Mandiangu, 1974 ; Coene et al., 1993 ; Wat’senga et al., 1993) ;
  • 2003 : Identification dans la région de Kinshasa d’un seul des 7 membres composant le complexe Anopheles gambiae: Anopheles gambiaes et ses deux formes moléculaires M et S (Lehmann et al., 2003);
  • 2004-2005 : Identification en RDC des formes M et S, d’Anopheles gambiaes ; elles sont largement distribuées et leurs densités relatives sont variables d’un milieu à l’autre ; elles sont sympatriques ou non dans leur aire de distribution (Wat’senga et al., 2004; 2005 ; Bobanga et al., 2004);
  • 2007: Confirmation que les deux formes M et S transmettent le paludisme (Wat’senga et al., 2007);
  • 2009 – 2010: Evidence sur l’existence en RDC de la résistance de l’Anopheles gambiaes aux insecticides, notamment les pyréthrinoïdes (deltaméthrine et perméthrine) (Wat’senga et al., 2010);
  • 2012: Identification du mécanisme kdr de résistance des Anopheles gambiaes. aux pyréthrinoïdes (deltaméthrine et perméthrine) (Basilua et al., 2012 ; Bobanga et al., 2013);
  • 2016 : – Evidence de l’effet positif de la Piperonyl butoxide – PBO (synergiste) pour améliorer l’efficacité des pyréthrinoïdes (deltaméthrine et perméthrine) vis-à-vis des Anophèles (Wat’senga et al., 2016).

Conclusion. Depuis 2003 jusqu’à ce jour, la RDC a généré de nombreuses données scientifiques sur le complexe Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme dans ce pays. Ces données ont permis de mieux comprendre la composition du complexe Anopheles gambiae, sa distribution spatiale et son abondance relative, son comportement vis-à-vis de l’Homme, des animaux et des insecticides utilisés en santé publique.

Mots clés : avancée scientifique, Anopheles gambiae, paludisme, République démocratique du Congo

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