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Factors associated with mortality among patients hospitalized in the dermatology department of the university clinics of Kinshasa

Auteurs

René Tundanonga Odimba1,4, Mohesa Mohesa Iteke1, Véronique Mussumba Kakiesse1, Yannick Kabadi Musawu2, Tatiana Wa-Mudumbi Mujinga1, Anastasie Mbiya Katabayi1, Christian Nzanza Matanda3, Aline Mughole Mulinda4, Richard Nzanza Matanda3

Appartenances
  1. Service de Dermatologie, Département des spécialités, Université de Kinshasa.
  2. Département de Santé Communautaire de l’Ecole de Santé Publique de Kinshasa, université de Kinshasa.
  3. Service d’Oto-Rhino-Laryngologie, Département des spécialités, Université de Kinshasa.
  4. Hôpital de la Rive, Zone de santé de Binza Ozone, Ville province de Kinshasa, République Démocratique du Congo.

SummaryRésumé

Context and objectives. Severe dermatoses requiring hospitalization are a major cause of morbidity and mortality in sub-Saharan Africa. In the Democratic Republic of Congo, data on dermatological hospital mortality are scarce. The objectives of the present study were to describe the epidemiological profile and identify the factors associated with mortality among hospitalized patients. Methods. This was a historical analytical cohort study based on the records of patients hospitalized in dermatology at the Kinshasa University Hospital (KUH) between 2000 and 2024. The primary endpoint was death. Survival was assessed using the Kaplan-Meier method. Predictors of mortality were sought using the Cox multiple regression method. Results. Out of 31,835 consultations, 172 patients (0.54%) were hospitalized. The median age was 45 years, with a male-to-female ratio of 1.04. The main reasons for hospitalization were toxic skin reactions (45.1%), autoimmune diseases (22.2%), and infectious dermatoses (15.5%). Mortality was 33.3%, with a median survival of 54 days, dominated by toxic skin reactions (28.02/person-days). Independent predictors of mortality were the presence of comorbidities (aHR: 7.14; p<0.01), toxidermia (aHR: 3.06; p<0.01), the development of sepsis (aHR: 16.61; p<0.01) and respiratory distress (HRa: 9.18; p<0.01). Conclusion. Dermatological hospital mortality at the KUH is high. Measures to reduce self-medication, combat nosocomial infections, improve the referral system, and strengthen early care are necessary.

Keywords. In-hospital mortality, Skin diseases, Kinshasa university hospital

Received: October 3, 2025

Accepted: December, 2025

https://dx.doi.org/10.4314/aamed.v19i2.6

Contexte et objectifs. Les dermatoses graves nécessitant une hospitalisation représentent une cause importante de morbidité et de mortalité en Afrique subsaharienne. En République Démocratique du Congo, peu de données existent sur la mortalité hospitalière dermatologique. Les objectifs de la présente étude étaient de décrire le profil épidémiologique et identifier les facteurs associés à la mortalité des patients hospitalisés.

Méthodes. Il s’agissait d’Étude de cohorte historique analytique réalisée à partir des dossiers de patients hospitalisés en dermatologie aux Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK) entre 2000 et 2024. Le critère de jugement principal était le décès. La survie a été évaluée grâce à la méthode de Kaplan-Meier. Les prédicteurs de la mortalité ont été recherchés en utilisant la méthode de régression multiple de Cox.

Résultats. Sur 31 835 consultations, 172 patients (0,54 %) ont été hospitalisés. L’âge médian était de 45 ans, sex-ratio H/F=1,04. Les principaux motifs d’hospitalisation étaient les toxidermies (45,1%), les maladies auto-immunes (22,2%) et les dermatoses infectieuses (15,5%). La mortalité était de 33,3%, avec une survie médiane de 54 jours et dominée par les toxidermies (28,02/personnes-jours). Les prédicteurs indépendants de mortalité étaient la présence des comorbidités (HR: 7,14 ; p<0,01), les toxidermies (HR: 3,06 ; p<0,01), le développement d’un sepsis (HR: 16,61 ; p<0,01) et d’une détresse respiratoire (HR: 9,18 ; p<0,01).

Conclusion. La mortalité hospitalière dermatologique aux CUK est élevée. Des mesures visant à réduire l’automédication, à lutter contre les infections nosocomiales, à améliorer le système de référence et à renforcer la prise en charge précoce sont nécessaires.

Mots-clés. Mortalité intrahospitalière, Dermatoses, Cliniques Universitaires de Kinshasa

Reçu le 3 octobre 2025

Accepté le 16 décembre 2025

https://dx.doi.org/10.4314/aamed.v19i2.6

05_Facteurs-associes-a-la-mortalite-des-patients-hospitalises-au-Service-de-Dermatologie-des-Cliniques-Universitaires-de-Kinshasa.pdf (6 téléchargements )

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