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Facteurs associés aux injections non sûres durant l’épidémie de la maladie à virus Ebola de 2018-2020, République Démocratique du Congo / Factors associated with unsafe injections during the 2018–2020 Ebola virus disease outbreaks in the Democratic Republic of the Congo

Auteurs

Gabriel Kalombe Kyomba1, Guillaume Mbela Kiyombo1

Appartenances
  1. Ecole de Santé publique, Université de Kinshasa, RD Congo

Auteur correspondant

Gabriel Kalombe Kyomba

gabykyomba@gmail.com,

Téléphone : +243 97 380 78 88

École de Santé Publique de Kinshasa, Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo

SummaryRésumé

Context and objective. Unsafe injection practices can increase the spread of infections, including Ebola virus disease (EVD) during an outbreak. This study assessed high-risk injection practices and factors associated with unsafe injection practices during the 2018–2020 EVD outbreak in the Democratic Republic of the Congo. Methods. A cross-sectional study was conducted in the outbreak-affected area (ZeE), areas immediately adjacent (moderate-risk area or ZrM), and distant areas with significant exchanges (low-risk area or ZrF). Ten criteria from the World Health Organization (WHO) were applied to 572 injections selected through convenience sampling. Observations and interview data were analyzed using SPSS Version 27, which included descriptive statistics, the chi-square test, and binary logistic regression. An injection was considered safe when all criteria were successfully met. Results. The injections were administered by nurses (72.6%) for several purposes including curative care (60.5%), preventive care (14.9%), or to collect a sample (24.7%). Only 8.4% of injections were safe overall (14.9% in the ZeE, 4.3% in the ZrM, and 5.6% in the ZrF, p<0.001). Poor hand hygiene before and after the procedure, handling contaminated equipment, failure to disinfect the injection site, and inadequate waste management were the most risk practices. Being in the ZeE was associated with a lower risk of observing an unsafe injection compared to the ZrF area (adjusted odds ratio = 0.33; 95% CI: 0.16-0.69; p = 0.003). Conclusion. Although the EVD outbreak brought opportunities for improving injection safety, sustaining the progress achieved in ZeE and addressing less respected steps deserve special attention, such as provision of supplies and sanitation infrastructure, awareness raising, as well as further research on barriers to good practice.

Keywords: Injection safety, Outbreak of Ebola virus disease (EVD), Democratic Republic of the Congo

Received: August 17th, 2025

Accepted: November 5th, 2025

https://dx.doi.org/10.4314/aamed.v19i1.4

Contexte & objectif. Les pratiques d’injection à risque peuvent favoriser la transmission des infections, y compris la maladie à virus Ebola (MVE) pendant une épidémie. L’objectif de l’étude était d’identifier les pratiques à haut risque et les facteurs associés aux injections non sûres durant l’épidémie de MVE Méthodes. C’était une étude transversale conduite dans la zone en épidémie (ZeE) de MVE de 2018 à 2020, et dans les zones immédiatement proches (zone à risque modéré, ZrM) et éloignées, mais avec des échanges intenses (zone à risque faible, ZrF) en République Démocratique du Congo. Dix critères de l’Organisation mondiale de la santé ont été appliqués sur 572 injections sélectionnées par convenance. Les données d’observation et d’interview ont été analysées sous SPSS version 27, incluant le test de chi-carré et la régression logistique binaire. L’injection était sûre lorsque tous les critères étaient respectés. Résultats. Les injections étaient réalisées par des infirmiers (72,6 %) et pour un traitement curatif (60,5 %), préventif (14,9 %) ou pour prélever un échantillon (24,7%). Les injections sûres ont représenté 8,4 % dans l’ensemble (14,9 % dans la ZeE, 4,3 % dans la ZrM et 5,6 % dans la ZrF p<0,001). La non-observance de l’hygiène des mains avant et après l’injection, la manipulation du matériel souillé, le défaut de désinfecter le site d’injection et la gestion inadéquate des déchets étaient les pratiques les plus à risque. Être dans la ZeE était accompagné d’un risque plus faible d’observer une injection non sûre par rapport à la ZrF (odds ratio ajusté : 0,33 ; IC95% : [0,16-0,69], p = 0,003). Conclusion. Si l’épidémie de MVE a offert des opportunités d’améliorer la sécurité des injections, maintenir le niveau d’amelioration atteint dans la ZeE et ameliorer les étapes les moins respectées méritent une attention particulière comme la dotation en fournitures et en infrastructures d’assainissement, la sensibilisation et des recherches sur les barrières aux bonnes pratiques.

Mots-clés : Sécurité des injections, épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE), République Démocratique du Congo

Reçu le 17 août 2025

Accepté le 5 novembre 2025

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