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Centre de chirurgie cardio-thoracique en RD Congo. Faisabilité et intérêt d’un projet

.:: Auteur : Nzomvuama A

Service de chirurgie cardiaque, CHU Amiens
(France), Service de Chirurgie Thoracique, CUK,
RD Congo

Résumé

L’épidémiologie dans notre pays connait un tournant avec l’émergence et la prédominance des maladies cardio-vasculaires. Qu’il s’agisse des enfants comme des adultes, une prise en charge médico-chirurgicale complète est aujourd’hui possible et réalisable au Congo dans un centre de chirurgie cardio-thoracique. La création d’un tel centre permettra d’améliorer la qualité et l’espérance de vie des patients, d’alléger la charge de soins que supportent les familles et d’élargir l’accès des soins au plus grand nombre.
Bilan de l’existant Aujourd’hui, le bilan de l’existant est celui de l’obsolescence. L’état des Cliniques Universitaires de Kinshasa reflète assez exactement la situation générale des structures hospitalières du pays, caractérisée par l’inadéquation du plateau technique par rapport au minimum des normes de pratique courante de la chirurgie et de la réanimation cardio-thoracique d’excellence Ressources humaines Il existe un besoin important de formation de toutes les catégories de professionnels de santé devant oeuvrer dans ce centre (chirurgiens, anesthésistes-réanimateurs, cardiologues, pneumologues, perfusionnistes, infirmiers anesthésistes et infirmiers de bloc opératoires).

Question de la localisation du centre Kinshasa semble être la ville la mieux adaptée à une activité naissante qui sera inévitablement appelée à se déployer en plusieurs autres centres sur la vaste étendue du territoire national au gré des formations d’un personnel qualifié et d’une dotation appropriée en équipements. Coût et financement Selon nos estimations, en ayant comme référence la chirurgie de remplacement valvulaire, 1 600 000 et 2 500 000 de dollars sont nécessaires pour acquérir les équipements nécessaires à la chirurgie et à l’anesthésie-réanimation et réaliser sans discontinuer 50 à 100 premières procédures chirurgicales.

Ce coût n’englobe pas les dépenses d’infrastructures immobilières, de transport et d’installation des équipements, de formation des équipes. Ce coût élevé est lié à la nécessité d’un équipement intégral qui se réduira à moyen et long terme. Un soutien initial conséquent est nécessaire, au moins au début, pour garantir une activité pérenne. Qui paye ? Le modèle idéal est celui d’un partenariat public-privé, l’Etat, garant de l’égal accès aux soins des citoyens, sera l’investisseur principal. La gestion sera basée sur l’équilibre financier et
l’autofinancement. Une opération devant en financer une autre dans le souci d’ouvrir les soins au plus grand nombre, chaque patient paiera une juste rétribution de ses soins, en attendant l’instauration d’une assurance maladie nationale. Impact d’un tel centre dans notre pays L’impact est multiple.

Dans l’immédiat, la chirurgie du canal artériel a repris sans attendre, ainsi que d’autres opérations de chirurgie d’exérèse pulmonaire et de chirurgie vasculaire périphérique. À terme, pour le personnel et les malades, le diagnostic d’une maladie cardio-vasculaire ne sera plus à une impasse thérapeutique. Sur le plan socio-économique, soigner les malades chez eux par des congolais sera une légitime fierté et surtout réduira le coût des évacuations sanitaires que seuls quelques malades peuvent supporter. Le centre sera appelé à être un lieu de recherche en pathologie cardio-pulmonaire et vasculaire.  Ann. AAnfrn. .M Aefrd.. ,M Veodl..,8 ,V Nol°.2 8, ,M Na°r 2s ,2 M01a5r s. 2015 22001133

Conclusion
Un Centre de Chirurgie Cardio-Thoracique est aujourd’hui une réponse adaptée et nécessaire face aux défis nouveaux de l’évolution de notre environnement sanitaire de plus en plus dominée par les maladies cardio-vasculaire

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

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