Bacteriological and parasitological characterization and antibiotic resistance of germs carried by cockroaches: a study at the Kinshasa University Hospital and surroundings
Corresponding author
Papy Mabiala Masiala
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Téléphone: (+243) 816360620
Department of Tropical Medicine, School of Medicine, University of Kinshasa, Kinshasa, Democratic Republic of the Congo
Context and objective. Healthcare-associated infections (HAIs) remain a major public health concern in Africa, and cockroaches are increasingly recognized as potential mechanical carriers of pathogenic microorganisms. However, data from the Democratic Republic of Congo (DRC) are scarce. The present study aimed to investigate bacteria and parasites carried by cockroaches and to assess the antibiotic susceptibility of isolated bacteria. Methods. A cross-sectional study was conducted from December 2018 to January 2019. Cockroaches were collected from hospital rooms at the Kinshasa University Hospital (KUH) and households in Mbanza-Lemba. Species identification was performed morphologically, and bacteriological and parasitological analyses were done using standard methods. Antibiotic susceptibility testing was performed by the Kirby–Bauer disk diffusion method. Results. Eighty-seven cockroaches were captured, 42 (48.3%) at the CUK and 45 (51.7%) in Mbanza-Lemba. Blattella germanica was the most common species at both sites (61.9% at CUK; 66.7% at Mbanza-Lemba), followed by Supella longipalpa and Periplaneta americana. Nearly all cockroaches (97.7%) carried microorganisms. Ten bacterial species were identified; Citrobacter freundii was the most frequent at CUK (69.6% of isolates), while Bacillus subtilis predominated in Mbanza-Lemba (91.7%). Parasites were detected in 24.1% of specimens, mainly Ascaris lumbricoides (9.2%), Ancylostoma duodenalis (9.2%), Trichostrongylus spp. (4.6%), and Trichuris trichiura (1.2%). High levels of multidrug resistance were observed, particularly against β-lactams and trimethoprim–sulfamethoxazole, although ciprofloxacin and amikacin retained partial activity. Conclusion. Cockroaches are important reservoirs of bacteria and intestinal parasites in both hospital and community environments in Kinshasa. Their presence in hospitals represents a potential risk for HAIs and antimicrobial resistance dissemination. Integrating cockroach control into infection prevention strategies, alongside improved sanitation and antimicrobial stewardship, is essential.
Keywords: Cockroaches, bacteria, parasites, antibiotic resistance, hospital environment, DR Congo
Received: May 28th, 2024
Accepted: October 13th, 2025
Contexte et objectifs. Les infections associées aux soins (IAS) demeurent un problème majeur de santé publique en Afrique, et les blattes sont de plus en plus reconnues comme des vecteurs mécaniques potentiels de micro-organismes pathogènes mais elles sont très peu documentées. Les objectifs de la présente étude étaient d’identifier les bactéries et parasites transportés par les blattes et de tester la sensibilité aux antibiotiques des bactéries isolées. Méthodes. Une étude transversale a été menée de décembre 2018 à janvier 2019. Les blattes ont été collectées dans les salles d’hospitalisation des Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK) et dans les ménages de Mbanza-Lemba (MbL). L’identification des espèces a été réalisée par des méthodes morphologiques, et des analyses bactériologiques et parasitologiques ont été effectuées selon des méthodes standard. La sensibilité aux antibiotiques a été testée par la méthode de diffusion en disque de Kirby–Bauer. Résultats. Au total, 87 blattes ont été capturées : 42 (48,3 %) aux CUK et 45 (51,7 %) à MbL. Blattella germanica était l’espèce la plus fréquente sur les deux sites (61,9 % aux CUK ; 66,7 % à Mbanza-Lemba), suivie de Supella longipalpa et Periplaneta americana. Presque toutes les blattes (97,7 %) étaient porteuses de micro-organismes. Dix espèces bactériennes ont été identifiées ; Citrobacter freundii était la plus fréquente aux CUK (69,6 % des isolats), tandis que Bacillus subtilis prédominait à Mbanza-Lemba (91,7 %). Des parasites ont été détectés chez 24,1 % des spécimens : Ascaris lumbricoides (9,2 %), Ancylostoma duodenalis (9,2 %), Trichostrongylus spp. (4,6 %), et Trichuris trichiura (1,2 %). Des niveaux élevés de multirésistance aux antibiotiques ont été observés, en particulier vis-à-vis des β-lactamines et du triméthoprime–sulfaméthoxazole, bien que la ciprofloxacine et l’amikacine aient conservé une activité partielle. Conclusion. Les blattes (réservoirs de bactéries et de parasites intestinaux) sont présentes aux CUK et le quartier environnant, représentant un risque d’IAS et de dissémination de la résistance antimicrobienne. L’intégration de la lutte contre les blattes dans les stratégies de prévention des infections, associée à une meilleure hygiène et à une gestion rationnelle des antibiotiques, est essentielle.
Mots-clés : blattes, bactéries, parasites, résistance aux antibiotiques, environnement hospitalier, RDC
Reçu le 28 mai 2025
Accepté le 13 octobre 2025
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